
Le Volleyeur Français : la suite et ce qui change
Le Volleyeur Français : la suite
Je ne supprime pas Le Volleyeur Français. Pas de fin de chaîne, pas de fin d'audience : un changement de nom et de direction. Le Volleyeur Français devient Jbrysse. Je te dois une explication claire, alors je l'ai aussi mise en vidéo, point par point.
Regarder la vidéo qui explique tout
Ici, je déroule la même chose. Sans filtre.
Ce que je voulais au départ : être YouTubeur, pas créer un média de volley
Je voulais être YouTubeur. Une vraie chaîne, à moi. Faire n'importe quel type de contenu, du moment que c'était le mien.
Je ne rêvais pas d'être la première chaîne YouTube volley de France. Je rêvais d'être YouTubeur. Par contre, j'ai toujours voulu créer du contenu autour du volley.
Quand j'ai lancé Le Volleyeur Français, je m'étais fixé deux objectifs. Un : créer du contenu sur le volley. Deux : rendre le volley populaire.
Le premier, je l'ai atteint. Le second, non.
Comment je suis devenu un média sans m'en rendre compte
Pendant environ un an et demi, j'ai fait du contenu vraiment personnel. Mes idées, mes formats, mon rythme.
Puis les collaborations avec des organisations ont pris toute la place. Les tournages, les demandes, les autorisations, les agendas des autres. Je voulais faire les choses tellement sérieusement que j'y mettais tout mon temps, oubliant ainsi mon contenu personnel.
Sans le vouloir, je suis devenu un créateur de contenu volley de référence. Et donc un média.
Je suis devenu un média. Un reporter. Plus un YouTubeur.
Je ne voulais pas construire un média pour les experts. Ce n'était pas le projet.
Le volley ne passionne pas assez les Français
Je le dis sans détour : le volley ne passionne pas assez les Français. Ni le sport, ni ses joueurs.
Regarde ce que regardent les volleyeurs eux-mêmes : plus de football que leur propre championnat. Et je ne veux pas passer ma vie à surfer sur les performances des équipes de France pour exister.
Le constat n'est pas nouveau. Europe 1 décrivait déjà le volley comme « le parent pauvre médiatique des sports collectifs ». Et comme le rappelle la page Sport en France, le football reste le sport le plus suivi du pays, très loin devant.
J'ai fait le tour
En six ans, j'ai réalisé la quasi-totalité de mes rêves liés au volley. Je ne le dis pas pour me vanter. Je le dis parce que ça veut dire quelque chose : j'ai fait le tour.
Le volley m'a tout donné. Des rencontres, une audience, un métier, une marque, des stages de sport. C'est justement parce que j'ai autant reçu que je peux le dire simplement : merci, et j'ai maintenant envie d'explorer autre chose.
Je refais les mêmes concepts, et créer du contenu exclusivement volley ne me nourrit plus comme avant. J'ai une âme d'artiste, j'ai un besoin de créer qui a besoin d'espace, et je préfère le dire honnêtement plutôt que de faire semblant.
En six ans, la création de contenu a énormément changé. Et moi, je ne me reconnais pas dans les formats d'actualité. Je ne veux pas me forcer à couvrir une information parce qu'elle compte pour le volley, ou parce qu'un média est censé le faire. Je ne veux pas produire du contenu volley que je n'aime pas sous prétexte que ces formats marchent aujourd'hui. Encore moins une certaine forme de contenu court.
L'anglais : essayé, pas pour moi
J'ai testé. Des vidéos de volley en anglais, pour viser un marché plus grand. Le marché est là. Le plaisir, non.
Je peux être drôle en anglais. Mais je ne suis pas aussi libre, aussi naturel, aussi à l'aise qu'en français.
Je veux réussir en français d'abord. C'est ma langue. C'est là que je suis bon.
La chaîne anglaise, @JeromeVolleyball, n'est pas supprimée pour autant. Elle sera sans doute alimentée légèrement pendant un moment, et ça pourra changer plus tard. Rien n'est effacé, je préfère simplement créer en français.
Je veux être le personnage principal
J'ai inspiré des créateurs de contenu volley qui font aujourd'hui le travail très bien. Je n'ai plus besoin d'être celui qui couvre tout.
Je le dis sans mépris pour qui que ce soit. Le journalisme m'a appris à regarder le travail des autres, et j'ai beaucoup de respect pour celles et ceux qui font ce métier. Mais dans ce rôle, je sens que je ne montre pas ce que je suis capable de créer.
J'ai eu la chance d'interviewer des personnes que j'admire, et je garde une immense reconnaissance pour les joueuses et les joueurs qui m'ont accordé leur confiance. Je veux toujours raconter et partager des histoires, mais je ne veux pas faire que ça.
Je veux devenir quelqu'un en dehors du volley. Et plus tard, réaliser des documentaires sur des superstars. Pour ça, il faut d'abord construire une identité et une notoriété qui ne dépendent pas du volley.
Simplifier tout mon écosystème
J'ai multiplié les comptes, les chaînes, les projets. À un point où je ne savais plus où donner de la tête.
Je passais mon temps à penser à quel contenu va sur quel compte, quelle plateforme développer, quelle audience servir. Cette multiplication a dilué mon énergie et ma créativité.
Alors je simplifie. Complètement. Moins de comptes, mais chacun avec une identité limpide : une chaîne pour le divertissement, une chaîne pour les documentaires. Deux chaînes, deux rôles, toute mon énergie concentrée au même endroit.
Ce qui continue
LVF continue. La marque de sportswear reste ce qu'elle est : lvf.world pour le grand public, et lvf.world/pages/equipementier-sportif pour les clubs, les équipes et les structures qui ont besoin d'un équipementier.
Le Volleyeur Français n'est pas supprimé. Rien ne disparaît : la chaîne est gardée, elle continue de publier, elle change simplement de nom et de direction. La chaîne deviendra donc "Jbrysse"
Les documentaires ont leur propre chaîne : Jérôme Brysse. Courts métrages, documentaires, tous les formats du genre, au même endroit.
Côté réseaux, ça se clarifie aussi. Les anciens comptes Le Volleyeur Français deviennent tous @Jbrysse. Un seul nom, un seul endroit pour suivre le divertissement.
Deux chaînes, deux rôles, aucune ambiguïté. Le divertissement pour Jbrysse, les documentaires pour Jérôme Brysse.
Le volley apparaîtra encore grandement dans mes contenu, mais il ne définira plus tout ce que je crée.
Le nom, lui, compte concrètement. Sur les trois derniers mois, la requête « le volleyeur francais » a envoyé 114 clics vers lvf.world pour 262 impressions, à la troisième position, avec 42,6 % de CTR. Ma chaîne YouTube apparaît juste derrière dans les résultats, mon Instagram aussi. C'est une entité reconnue. Je ne la casse pas.
Et LVF CAMP continue aussi, avec les stages et les camps sportifs : lvfcamp.com. Ça, ça ne bouge pas.
Le risque
Je ne vais pas faire semblant : c'est un énorme risque.
Rien ne garantit que mon audience volley me suive. Rien ne garantit que Jbrysse fonctionne auprès du grand public.
Je vais probablement faire beaucoup moins de vues. Et je vais devoir reconstruire presque tout.
Mais je préfère essayer plutôt que me réveiller dans quelques années en faisant encore quelque chose que je sais déjà que je ne veux plus faire.
Pourquoi le contenu court mérite mieux
Le contenu court m'a fatigué. Le générique, les recettes recopiées, les formats vus et revus.
Toujours les mêmes concepts, les mêmes mises en scène, les mêmes codes. On ne cherche plus, on reproduit.
Je veux apporter de la nouveauté sur le court. Des idées plus originales, plus naturelles, plus créatives. Utiliser ces formats comme un vrai terrain de jeu créatif, pas comme un copier-coller de ce qui marche déjà.
Et il y a autre chose. La scène du contenu volley a beaucoup grandi, et c'est une bonne nouvelle : plus de gens en parlent, plus de gens essaient, plus de gens transmettent. Beaucoup font ça très bien, mais pas seulement : certains utilisent le volleyball pour vendre leur formation (avec ou sans compétences d’ailleurs) et je ne veux pas être associé à ça. Je ne veux pas être associé à cette vague, ni qu'on me range dedans, parce que ma place est ailleurs.
Ça renforce mon envie de m'éloigner de l'écosystème du contenu volley actuel et de construire autre chose.
La page se tourne
Je ne sais pas exactement où ça va. Je sais que ça avance.
La page se tourne. Pas l'histoire.
Avant de continuer, merci. Merci à celles et ceux qui me suivent depuis le début, aux joueuses et aux joueurs qui m'ont ouvert leurs salles et leurs vestiaires, aux clubs qui m'ont accueilli, aux bénévoles et aux dirigeants qui m'ont fait de la place. Six ans de confiance, ça ne s'oublie pas, et c'est ce qui a rendu tout le reste possible.
FAQ
Pourquoi Le Volleyeur Français s'arrête ?
La chaîne ne s'arrête pas : elle change de nom et de direction. Le Volleyeur Français devient Jbrysse, l'audience reste, la ligne éditoriale évolue. Ce que j'arrête, c'est mon rôle de média de volley. J'ai fait le tour du contenu exclusivement volley, je ne veux plus que ma créativité dépende de l'agenda des autres, et je veux redevenir créateur de mes propres projets. La chaîne change de direction, pas d'histoire.
La chaîne YouTube Le Volleyeur Français est-elle supprimée ?
Non. Rien n'est supprimé. La chaîne est gardée et renommée : elle s'appellera désormais Jbrysse. Elle reste en ligne, elle continue de publier, et l'audience reste la même. Le contenu, lui, évolue : c'est le divertissement qui y prend toute la place. Les documentaires, courts métrages compris, sortent sur Jérôme Brysse.
Est-ce que tu arrêtes le volley ?
Non. J'arrête d'en faire mon unique sujet. Le volley continuera d'apparaître dans mes contenus, ponctuellement, quand j'aurai quelque chose à en dire. Il ne définira plus tout ce que je crée.
Où suivre les nouveaux contenus ?
Tout le divertissement sort sur Jbrysse, la chaîne Le Volleyeur Français renommée. Les documentaires, courts métrages compris, sortent sur Jérôme Brysse. Côté réseaux, les anciens comptes Le Volleyeur Français deviendront @Jbrysse sur Instagram, @Jbrysse sur TikTok et @Jeromebrysse sur X. Pour la marque, tout reste sur lvf.world.


